Collioure

Dans la lumière magique de la Côte Vermeille.

Côté mer, elle est sculptée de criques qui lui donnent des airs de princesse. Tout autour, du côté de la terre, ce sont les vignobles qui rythment et colorent le paysage de leurs terrasses. Souvent citée comme un village typique, une carte postale, Collioure, joyau de la Côte Vermeille, a des allures de village crétois, ressemble à l’Italie, prend de grands airs de catalanes.

Elle a été, tour à tour, résidence d’été des Rois de Majorque au XIIe siècle, avant de passer aux mains des rois de France : Louis XI, Charles VIII. Elle sera successivement sous la couronne des royaumes d’Aragon, de Majorque puis de France. Il faut dire qu’à l’époque médiévale, Collioure d’où s’exportent par la mer les draps de Perpignan avec la marine catalane, règne sur la Méditerranée. C’est l’ingénieur Vauban qui a donné à Collioure son allure actuelle en fortifiant le château royal juste avant que le Traité des Pyrénées de 1659 ne rattache définitivement le Roussillon à la France. Si au cours de ces conquêtes, le château – imposant édifice dominant la baie – a été agrandi, la ville modifiée, Collioure garde encore les traces de son passé médiéval. Pièce maîtresse du dispositif défensif, le château royal, classé monument historique en 1922, a été aménagé au cours des XIIIe et XVIIIe siècles. Le fort de Saint-Elme, l’église Notre-Dame-des-Anges dont les fondations baignent dans la Méditerranée ou la tour de Madeloc participent à la réputation de Collioure.

Une véritable muse pour les peintres

Mais Collioure reste incomparablement poétique. D’abord par son histoire, parce que la cité portuaire raconte au fil des ruelles qu’elle a un lien avec les arts. Des maisons baignées de couleurs invitent à la promenade et à la rêverie. Collioure est une ville “fauve” pour avoir inspiré les peintres de sa lumière. Sa palette et ses profils sont multiples. C’est d’abord Matisse qui est ébloui par le ciel et la lumière de la ville, qui s’empare des couleurs qui lui sautent aux yeux des quatre coins de la ville : ciel bleu, volets verts, maisons couleur saumon. Collioure est lumineuse, heureuse, elle chante les cigales et baigne dans le paradis. Ici, les ocres, les orangés, les roses recouvrent les maisons de cet ancien port de commerce de la Méditerranée. Pour sa beauté, on se l’est disputée. Derain, Vlaminck, Braque et bien sûr Picasso furent des ardents amoureux de Collioure.

Une ville au charme fou

La ville conserve un charme fou, entourée de criques, d’une plage de galets, d’un petit port, de barques catalanes authentiques et de ruelles fleuries. Mais, ne vous y trompez pas ! A Collioure, on parle catalan, on pêche la sardine et même on fait la sieste. Et bien sûr, on pêche l’anchois, préparé ici sans changement depuis des générations. Deux entreprises artisanales continuent d’ailleurs de produire ce poisson bleu bénéficiant du label d’indication géographique protégée “Anchois de Collioure”. Et l’une d’entre elles a même créé un “drive” pour commander par internet les anchois et leurs produits dérivés ! Partout dans la ville, petits restaurants de fêtes (et quelques tables hautement gastronomiques) et galeries attendent les curieux. Déambuler dans les ruelles est hautement paisible ; toutefois pour les moins marcheurs, un petit train touristique propose même une très jolie balade le long de la corniche et permet même de rejoindre Port-Vendres en longeant la côte.

A voir : l’hostellerie des Templiers : petit musée de peinture moderne - le château royal des Templiers : ancienne résidence d’été des rois de Majorque et d’Aragon (XIIème siècle) - la tombe du poète espagnol Antonio Machado - le quartier du Mouré - le musée d’art moderne Fonds Peske - les ateliers de salaisons d’anchois - la maison de la vigne et du vin - l’église Notre Dame des Anges.
A proximité : la tour Madeloc et le panorama sur la côte.
Agenda : le vendredi Saint, procession nocturne de la Sanch - Le 16 août : "festa major" et grand feu d'artifice.

Office de tourisme de Tourisme - Tél : + 33 (0)4 68 82 15 47

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