Montpellier

Le Languedoc rayonnant

Dotée d’une histoire récente au regard de ses voisines plus de deux fois millénaires, Montpellier a connu, et connaît, une croissance et un dynamisme atypiques.

Aujourd’hui capitale incontestée du Languedoc-Roussillon, Montpellier est pourtant la plus récente des grandes cités du pourtour méditerranéen. A l’origine petit ensemble de bourgades rurales faisant le lien entre les cités gallo-romaines Nîmes et Narbonne, la ville de Montpellier ne va naître qu’en 985, un millénaire après ses voisines. Placée près de la Voie-Domitienne et du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, dotée d’un port à Lattes où arrivait alors la mer, la cité va se développer autour du commerce, attirant pèlerins et voyageurs qui lui donneront sa forte tradition cosmopolite. 
Cette activité permet d’y développer alors un foyer intellectuel important, à tel point que s’y crée la première faculté de médecine du royaume de France et bien au-delà, où étudièrent notamment Nostradamus, et Rabelais ! Le Jardin des Plantes jouxtant l’établissement universitaire, créé en 1593 par Henri IV afin de disposer de plantes médicinales, est ainsi le plus ancien de France. La prospérité de Montpellier va aller crescendo pendant plus de deux siècles, d’abord avec la famille des Guilhem – fondateurs de la ville – puis en tant que possession du royaume d’Aragon. Mais durant la guerre de Cent Ans, la ville est victime de crises graves et sombrera dans une certaine décadence. Elle reprendra ensuite une nouvelle dimension sous l’impulsion de Jacques Cœur, nommé en 1441 commissaire du roi auprès des Etats du Languedoc, afin de relever l’économie régionale. Les guerres de religion seront une autre époque douloureuse, où la plupart des églises et temples de la cité seront tour à tour incendiés. 
Le siècle des Lumières réussit mieux à Montpellier, grâce notamment à Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, natif de la ville et qui, après des études de droit, devint membre de la Convention à la Révolution, et sera la cheville ouvrière du Code Civil voulu par Napoléon. La ville passe un peu à côté de la révolution industrielle et la région reste agricole, même si la vigne fera sa fortune au XIXe siècle. Petite ville de province après la deuxième guerre mondiale, Montpellier a connu un développement extraordinaire grâce à deux éléments : d’abord le rapatriement des pieds-noirs au moment de la décolonisation, car la ville a su construire sur cet apport démographique dans les années 60 au point de voir sa population doubler en quarante ans. Ensuite avec l’installation du siège européen du géant informatique IBM, qui a été un accélérateur économique.

L’Ecusson, quartier historique, reste le poumon de la ville

Ville universitaire bénéficiant d’un bel ensoleillement (plus de 300 jours par an !) et de la mer, Montpellier capitalise sur son pouvoir d’attraction tout en gardant une taille humaine (250 000 habitants dans la ville, 430 000 dans l’agglomération) qui lui permettent d’être régulièrement en tête des classements sur la qualité de vie. L’Écusson, quartier historique, reste le poumon de la ville grâce à une piétonisation de grande envergure qui incite à la flânerie. Le Musée Fabre, l’un des plus beaux musées des Beaux Arts de France, est un écrin somptueux pour des œuvres de premier plan comme celles de Courbet ou Delacroix, sans oublier la salle superbe consacrée à Pierre Soulages. Il draine des dizaines de milliers de visiteurs depuis sa réouverture. Tandis que la Panacée, nouveau centre tourné vers la création contemporaine ouvert en 2013, est vite devenu le lieu incontournable de la jeune création.
Les rues étroites, bordées de discrets hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, irriguent le centre vers de superbes édifices comme la cathédrale Saint-Pierre, le jardin du Peyrou et sa vue sur l’arrière-pays, la charmante place Sainte-Anne ou la vrombissante place de la Comédie et ses immeubles “pâtissier” du prospère XIXe siècle. A peine plus loin, les Arceaux sont le lieu d’expression charmant des boulistes, à l’ombre de l’aqueduc, tandis que les quartiers Boutonnet et Beaux-Arts cultivent leur côté village quelque peu “branché”.

Une ville à la fois moderne et terrienne

De là on peut faire une apaisante balade vers le cimetière Saint-Lazare où repose notamment la Reine d’Italie, venue en exil en 1946 après la proclamation de la République et qui choisit de finir ses jours à Montpellier. C’est le charme indolent de cette ville, moderne mais toujours un peu terrienne. D’ailleurs la commune abrite quelques domaines viticoles réputés, classés en AOC Grès de Montpellier !
Mais à Montpellier, le classicisme tutoie l’urbanisme moderne avec le fameux quartier d’Antigone réalisé par Ricardo Bofill, au début des années 80, qui a conçu son projet comme un hommage à l’Antiquité en utilisant le
béton compact pour des formes classiques mises en perspective. De cette époque, la ville est devenue un matériau unique pour de prestigieux architectes. D’autres quartiers sortent ainsi régulièrement de terre (Malbosc, Jardins de la Lironde, Ovalie, Port Marianne, etc ).
Dans les derniers grands projets, on dénombre Pierresvives, le nouveau siège des archives départementales signé Zaha Hadid, le fameux centre Odysseum, seul complexe dans le pourtour méditerranéen à proposer une symbiose entre une zone commerciale avec un mall à ciel ouvert et des activités ludiques comme une patinoire, un aquarium réputé, (“Mare Nostrum”), cinéma multiplexe, etc.

La ville se rapproche de la mer !

Aujourd’hui, le développement de la ville se poursuit le long du Lez, vers la mer. Le symbole fort en est la nouvelle mairie, inaugurée voilà deux ans. Écologique, technologique, le bâtiment est d’une couleur bleu profond – les couleurs de Montpellier – qui changent selon l’ensoleillement. En face de ce bâtiment, c’est tout un nouveau quartier baptisé Port-Marianne qui se déploie autour du bassin Jacques-Cœur et symbolise l’esprit de conquête de cette ville dynamique. Pour ce quartier se sont penchés autour du berceau des architectes de renom comme Jean NouvelChristian de Portzamparc, Rudy Ricciotti – qui vient d’inaugurer au printemps 2014 l’aérien Pont de la République – en attendant la réalisation du projet du jeune Japonais Sou Fujimoto, un “immeuble arbre” de 17 étages prévu sur les bords du Lez en 2017. Ville de matière grise – près d’un habitant sur cinq est étudiant ou chercheur – Montpellier a définitivement misé sur ses talents. Ce n’est pas pour rien qu’en 2012, le New York Times avait estampillé dans un classement la capitale du Languedoc comme “ville française la plus avant-gardiste”.

Office de Tourisme de Montpellier
30 allée Jean de Lattre de Tassigny
34000 Montpellier - France
Tél.: + 33 (0)4 67 60 60 60

 

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