Eleveurs et randonneurs sous les ailes des vautours

Espèce protégée, le vautour avait disparu des Grands Causses. Après une réintroduction réussie, des centaines de rapaces évoluent aujourd’hui au dessus des gorges du Tarn et de la Jonte.

Dans les gorges de la Jonte ou du Tarn, au dessus des forêts de pins sylvestres se dressent des falaises inaccessibles aux hommes. C'est là que nichent les vautours. Aujourd’hui, ils font partie du paysage et sont devenus les alliés des agriculteurs qui les nourrissent avec des carcasses de mouton.

« Le vautour nous est utile. Avec le développement du tourisme, lié à sa présence, il participe à la dynamisation du territoire, explique un agriculteur du Causse du Méjean."

Au Belvédère des vautours, installé à Saint-Pierre des Tripiers (Lozère) on se félicite de cette réintroduction réussie. »

« Cette espèce, présente dans les gorges depuis 70 000 ans avait disparu en 1940 », explique un ornithologue. Plus de mille rapaces sont aujourd’hui recensés.

« Nous sommes la seule région d’Europe où nichent les quatre espèces de vautour : vautour fauve ; vautour moine, vautour percnoptère ; et gypaète barbu », explique, pas peu fière, l’hôtesse du Belvédère.

Dans cet observatoire, un écran géant retransmet en direct, grâce à des caméras installées dans les falaises, la vie sauvage de ces oiseaux de proie. A l’extérieur,une terrasse d'observation permet de suivre le vol des rapaces dans les gorges.

« Contrairement à la plupart des parts, ajoute l’ornithologue, les vautours sont ici en totale liberté ». Pour le plus grand plaisir des randonneurs fascinés par les ballets aériens des rapaces.  

Sur le Causse Méjean, dans les gorges du Tarn et de la Jonte, les vautours enfin revenus, ont réussi à réconcilier pastoralisme et tourisme.