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EXPOSITION DU MEMORIAL DU CAMP D'ARGELES

ARGELES-SUR-MER - Du 19 février 2016 au 30 juin 2016


La nouvelle exposition du Mémorial du camp d'Argelès est consacrée à " De la Retirada aux compagnies et groupements de travailleurs étrangers 1939- 1945 ".
Basée sur des documents originaux (photos, documents, textes...) présentant les parcours d'anciens internés des camps roussillonnais (dont celui d'Argelès-sur-Mer) enrôlés en tant que travailleurs sur les grands chantiers français.

" En 1939, le gouvernement français incite les républicains espagnols à repartir en Espagne ou, pour les hommes à s'engager dans la Légion étrangère. Mais il constate que de nombreux réfugiés, en raison des risques encourus, ne repartiront pas. Les camps deviennent alors des viviers de main-d’œuvre.
Le décret du 12 avril 1939 assujettit les étrangers considérés comme réfugiés ou sans nationalité, à offrir dès le temps de paix, des prestations d'une durée du service militaire imposé aux français.
Des Compagnies de Travailleurs Étrangers (CTE) sont constituées dans les camps du midi.
Ces unités militarisées sont envoyées dans toute la France pour renforcer les défenses aux frontières, notamment sur la ligne Maginot, ou travailler dans l'agriculture ou l'industrie.
Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale l’enrôlement dans les CTE, basé jusqu’alors sur le volontariat, devient contraint : Début 1940, plus de 50 000 réfugiés sont incorporés. Avec les travailleurs employés individuellement dans les différents secteurs d'activités, quelque 100 000 Espagnols se trouvent ainsi impliqués dans l'économie de guerre.
Le gouvernement de Vichy crée, le 27 septembre 1940 des Groupements de Travailleurs Étrangers (GTE) pour encadrer strictement les étrangers " en surnombre dans l'économie nationale ". Les espagnols sont les plus nombreux, répartis sur tout le territoire. Lorsque les Allemands recrutent de la main-d’œuvre pour construire le mur de l'Atlantique ou travailler en Allemagne .
Les GTE constituent des réserves de travailleurs pour eux comme pour leurs collaborateurs français. Cependant, en dépit d'une surveillance multiple, une résistance s'organise. "
Extrait de " l'Espagne passion française, 1936-1975, Guerres, exils, solidarités "
par Genevève Dreyfus-Armand et Odette Martinez-Maler. Editions les Arènes

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